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UN COURS EN MIRACLES PRÉFACE Ce cours est un commencement et non une fin (...) Il ne
t'est plus assigné de leçons précises, car il n'en est
plus besoin. Désormais, n'écoute que la Voix pour Dieu (...
) Il dirigera tes efforts en te disant exactement quoi faire, comment diriger
ton esprit et quand venir à Lui en silence, demander Sa sûre
direction et Sa Parole certaine (L-II.Ép.1:1, 3:1-3). Rien de réel ne peut être menacé. De la connaissance et de la perception respectivement surgissent deux systèmes de pensée distincts qui sont à tous égards l'opposé l'un de l'autre. Dans le champ de la connaissance, aucune idée n'existe à part de Dieu, car Dieu et Sa Création partagent une même Volonté. Le monde de la perception, toutefois, est fait par la croyance en des opposés et en des volontés séparées qui sont en conflit perpétuel les unes avec les autres ainsi qu'avec Dieu. Ce que la perception voit et entend paraît être réel parce qu'elle ne laisse monter à la conscience que ce qui est conforme aux souhaits de celui qui perçoit. Cela mène à un monde d'illusions, un monde qui a constamment besoin de défenses précisément parce qu'il n'est pas réel. Quand tu es pris dans le monde de la perception, tu es pris dans un rêve. Tu ne peux pas t'échapper sans aide parce que tout ce que tes sens te montrent ne fait que témoigner de la réalité du rêve. Dieu a fourni la Réponse, la seule Issue, la véritable Aide. C'est la fonction de Sa Voix, Son Saint-Esprit, d'agir comme médiateur entre les deux mondes. Il peut le faire parce que, alors que d'une part Il connaît la vérité, d'autre part Il sait aussi reconnaître nos illusions, mais sans y croire. Le but du Saint-Esprit est de nous aider à échapper du monde du rêve en nous enseignant comment renverser notre façon de penser et désapprendre nos erreurs. Le pardon est le grand outil d'apprentissage au moyen duquel le Saint-Esprit nous aide à opérer ce renversement. Toutefois, le Cours a sa propre définition de ce qu'est réellement le pardon, tout comme il a sa propre façon de définir le monde. Le monde que nous voyons ne fait que refléter notre propre cadre de référence intérieur - les idées dominantes, les souhaits et les émotions dans nos esprits. «La projection fait la perception» (T-13.V.3:5 et T-21.Intro.1:1). Nous regardons d'abord au-dedans, et nous décidons quel genre de monde nous voulons voir, puis nous projetons ce monde à l'extérieur, faisant de lui la vérité telle que nous la voyons. Ce qui le rend vrai, ce sont les interprétations que nous donnons de ce que nous voyons. Si nous utilisons la perception pour justifier nos propres erreurs - notre colère, nos impulsions à attaquer, notre manque d'amour sous n'importe quelle forme - nous verrons un monde de mal, de destruction, de malice, d'envie et de désespoir. Nous devons apprendre à pardonner tout cela, non pas parce que nous sommes «bons» et «charitables» mais parce que ce que nous voyons n'est pas vrai. Nous avons distordu le monde par nos défenses tordues, et nous voyons donc ce qui n'est pas là. Comme nous apprenons à reconnaître nos erreurs de perception, nous apprenons aussi à regarder plus loin ou à «pardonner». En même temps nous nous pardonnons à nous-mêmes en regardant passé nos concepts de soi distordus vers le Soi Que Dieu a créé nous et en nous. Le péché est défini comme un «manque d'amour» (T-1.IV.3:1). Puisque l'amour est la seule chose qui soit, aux yeux du Saint-Esprit le péché est une erreur à corriger plutôt qu'un mal à punir. Notre sentiment d'insuffisance, de faiblesse et d'incomplétude vient de notre énorme investissement dans le «principe de manque» qui gouverne le monde entier des illusions. De ce point de vue, nous recherchons en autrui ce que nous ressentons comme un manque en nous-mêmes. Nous «aimons» autrui pour obtenir nous-mêmes quelque chose. C'est cela, en fait, qui passe pour de l'amour dans le monde du rêve. Il n'y a pas de plus grande erreur, car l'amour est incapable de demander quoi que ce soit.
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